Stress post traumatique

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Non, ce n’est pas ma faute.

Le stress post traumatique c’est découvrir trop abruptement que notre monde est dangereux et que l’on va mourir, peut-être de la main d’un autre. C’est découvrir que notre vie pour certain ne vos rien. Moins, bien moins que leur plaisir. Qu’on peut prendre notre vie, notre intégrité corporelle, notre sécurité affective, pour le plaisir par égocentrisme sans la moindre empathie ou avec cruauté.

C’est découvrir suite à ça que la plupart des autres ne vous comprendront pas ou ne voudront pas vous comprendre. Seront indifférents à votre détresse.

Le stress post traumatique c’est vivre avec un handicap invisible. On se repose sur des amis quand on peut. Sur des professionnels. Pour continuer à avancer. Continuer à vivre pendant qu’à l’intérieur ce qui a été cassé se referme, souvent mal, s’infecte même parfois. Et continuer d’avancer, toujours, continuer de vivre même si on voit plus comment on pourra faire pleinement confiance à un autre être humain un jour. Et voir tout ce que les autres vous ont vraiment pris, votre capacité à donner, à aimer, à être aimé, à s’aimer. Les voir de jour en jour s’amincir.

Entendre les professionnels parler de retour à la normale, de gestion des crises d’angoisses à coup de respiration. De savoir déjà gérer ses crises d’angoisses mais de voir son intérieur pourrir et trouver personne pour le comprendre. Pour voir la plaie infectée, la gangrène qui s’installe.

C’est un handicap invisible que personne ne voit et auquel on croit vaguement. On exagère, on s’apitoie alors qu’en vrai on meurt.

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