Comme un satellite

[J9]

Trop fatiguée. Trop satellisée. Même pour écrire. Pas le fond ni la forme.

Il a fallut expliquer. Raconter. Sans vraiment comprendre. Cette impression d’être à la porte d’un truc. De sentir que ça bouge, que ça détruit, derrière. Mais d’être dehors cette porte close encore pour l’instant. En attendant que ce tumulte interne l’arrache et s’engouffre dans le cadre m’emportant au passage.

Expliquer aux proches. A la famille. Au travail.

Entendre des réponses colériques, empathiques, tristes, paniquées et plates.

Répondre aux questions. Pourquoi rentrer seule. Pourquoi ne pas appeler. Justifier. Rassurer. Fanfaronner.

Et toute cette ouate. Et ce truc au ventre qui part pas. Qui tord. Qui coupe. Et rien qui calme.

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